Sur le Fil

Marqué par la découverte des « vanités » dans un musée alors que je n’étais encore qu’un enfant.

Entre force et fragilité, élan de vie du corps, beauté et fatalité.

Le Corps fort et fragile. Essentiel, sans fards, il est conteur, mais ne nous ment pas.

« Vanitas vanitatum omnia vanitas »
« Vanités des vanités tout est vanité »
« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière »

Interrogeant l’humain dans son espace, sa corporalité.

Le lieu des photographies joue déjà sur plusieurs strates.

C’est dans l’ancien centre nautique municipal d’Istres (la Pyramide) qui sera transformé par l’artiste Daniel Buren, et qui deviendra prochainement un dojo. C’est dans cet espace que le jeu a commencé.

Le corps fort et fragile, temple de toutes nos vanités, dans une société où demeurer jeune devient une obsession.

Une distanciation poétique comme un espoir d’acceptation de l’inévitable.

Sur le fil, mû par l’envie de révéler une certaine poésie.

En écho il y a la vidéo Ashes To Ashes comme une autre fenêtre sur ces questions, un prolongement.